Le baromètre mesure une seule chose : combien de temps un sujet d'actualité reste à la une des grands médias français. Voici comment il s'y prend, et ce que la mesure ne dit pas.
La page d'accueil archivée de vingt et un médias, une capture par jour, celle du soir.
Les titres de chaque page, et la place qu'ils y occupaient.
Les titres du jour rattachés aux sujets déjà ouverts, ou à un sujet nouveau.
Les journées passées à la une, et la part des médias qui traitent le sujet.
Chaque jour, la page d'accueil de vingt et un médias français est relevée, et les titres qui s'y trouvent sont regroupés en sujets d'actualité. Un sujet garde le même identifiant d'un jour au suivant, même quand les titres qui le portent changent : c'est ce qui permet de compter les journées pendant lesquelles il est resté à la une.
Le relevé remonte au 1er janvier 2026 et se poursuit chaque nuit. Ce n'est pas une mesure d'audience ni de gravité : un sujet peut occuper toutes les unes une journée et disparaître, ou tenir six mois sans jamais dominer.
Les pages d'accueil ne sont pas relevées en direct mais lues dans les archives web, qui en conservent des captures datées. Une seule capture est retenue par média et par jour, la plus proche de 20 h, heure de Paris — l'édition du soir, quand la hiérarchie de la journée est stabilisée.
Le travail se fait avec quelques jours de retard volontaire : une page archivée n'apparaît à l'index qu'au bout d'un à trois jours. Les pages brutes sont conservées, ce qui permet de reprendre l'extraction sans retélécharger.
De chaque page relevée sont extraits les titres et leur position : un titre en tête de page ne pèse pas comme un titre en bas de colonne.
Le regroupement est le point délicat — reconnaître qu'un sujet d'aujourd'hui est le même qu'hier alors que les titres changent tous les jours. Les journées sont traitées dans l'ordre, et un modèle de langage reçoit, en même temps que les titres du jour, la liste des sujets encore ouverts : ceux qui sont apparus dans les vingt et un jours précédents. À lui de rattacher un titre à un sujet existant ou d'en ouvrir un nouveau. C'est ce qui donne à un sujet une identité stable dans le temps.
L'intensité d'un sujet un jour donné est la part des médias effectivement relevés ce jour-là qui le traitent — et non un nombre absolu de titres. C'est une mesure robuste : elle ne dépend pas du nombre d'archives disponibles, qui varie beaucoup d'un jour à l'autre.
Sur la frise, l'épaisseur d'une case ajoute à cette part la hauteur des titres sur les pages : un sujet traité par la moitié des médias, mais en tête de chacune, se voit plus qu'un sujet relégué en bas de page partout.
Vingt et un titres, choisis pour couvrir les grandes familles de la presse d'information générale. La couverture réelle de chacun — toutes les journées ne sont pas archivées — est affichée sur la page d'accueil.
Toutes les archives n'existent pas. Selon le mois, la couverture d'un média va de la totalité des journées à moins d'un quart. France Info et LCI ne sont pas archivés du tout : leurs pages d'accueil ne renvoient que des redirections aux robots d'archivage — l'actualité de LCI est reprise par TF1 Info.
Les journées trop pauvres sont écartées. Quand moins de quatre médias sont disponibles, la part de ceux qui traitent un sujet ne veut plus rien dire : ces journées sortent de l'analyse.
Le baromètre lit des pages d'accueil, pas des journaux. Une page d'accueil n'est pas la une papier : elle change plusieurs fois par jour et mélange l'actualité chaude avec des rubriques permanentes. La capture du soir en fixe un état, pas la journée entière.
Le regroupement est un jugement. Décider que deux titres parlent du même sujet suppose un choix de granularité — un procès et l'affaire dont il découle sont-ils un sujet ou deux ? Ce choix est confié à un modèle de langage, avec les mêmes consignes chaque jour, mais il reste un choix.
Le haut de la page d'accueil annonce une durée médiane d'un jour et deux tiers de sujets sans lendemain. Plus bas, les tuiles de l'outil d'exploration en annoncent d'autres. Ce n'est pas une contradiction.
Les premiers portent sur la base entière, tous sujets confondus, y compris ceux qui n'ont été repris que par trois médias : ils ne bougent pas selon le lien par lequel on arrive, et c'est le chiffre à citer. Les seconds suivent la sélection affichée — par défaut les sujets repris par au moins six médias, ce qui écarte le fond de page et relève mécaniquement la durée médiane. Chaque réglage de l'outil les recalcule.
Presse, recherche, enseignement
Ce qu'un journaliste, un chercheur ou un enseignant peut réutiliser, et à quelles conditions.
Tout est réutilisable avec une simple citation. Les mesures, les regroupements en sujets, les graphiques et les vidéos sont sous licence CC BY 4.0 : reproduction, republication, recalcul et usage commercial sont autorisés sans demande préalable, à condition de citer Baromètre de l'actu — barometredelactu.fr. Seuls les titres de presse cités échappent à cette licence, car ils appartiennent à leurs éditeurs ; les mentions légales le détaillent.
Le résultat à retenir, si vous n'en citez qu'un : la moitié des sujets qui atteignent la une des grands médias français en sont sortis le lendemain, et environ deux tiers n'y reviennent jamais après leur premier jour. La valeur du jour est affichée en haut de la page d'accueil, calculée sur la base entière.
Les données brutes sont en accès direct, sans clé ni inscription. Deux fichiers, mis à jour chaque nuit :
nb_jours (le nombre de
journées où il figure à la une), etendue (l'écart calendaire entre les deux
bouts), continuite (le rapport des deux), pic (la part maximale
des journaux qui l'ont traité le même jour) et le détail journée par journée. Le fichier
porte aussi la liste des journaux relevés et la couverture d'archives de chacun.Les visuels sont prêts à l'emploi : la vignette de synthèse et les films de la course des sujets peuvent être republiés tels quels, sous la même condition de citation. Un extrait sur une période ou un journal précis, un graphique à un format particulier, une vérification avant publication : écrivez, c'est fait volontiers et rapidement.
Contact : contact@barometredelactu.fr. Le baromètre est édité par la SAS MIGIA et n'est financé par aucun média, aucune institution et aucune publicité.